Récupération améliorée (ERAS) en chirurgie du rachis: 10 clés concrètes pour retrouver plus vite votre vie quotidienne

Si votre médecin vous a proposé une chirurgie de la colonne vertébrale, il est tout à fait normal que votre première préoccupation ne soit pas le nom exact de la technique, mais la façon dont va se dérouler votre convalescence. Ces dernières années, des programmes dits de “récupération améliorée” ou ERAS (Enhanced Recovery After Surgery) ont été développés pour rendre la période postopératoire plus sûre, avec moins de complications et des séjours plus courts. Dans cet article, nous expliquons ce que cela signifie concrètement et ce que vous pouvez raisonnablement attendre en tant que patient.

  • Les programmes ERAS sont des ensembles de mesures avant, pendant et après l’intervention visant à réduire l’impact de la chirurgie sur l’organisme et à accélérer la récupération sans diminuer la sécurité.
  • En chirurgie de la colonne, ils ont été associés à une réduction des jours d’hospitalisation, à un recours moindre aux opioïdes et, dans certaines études, à moins de complications.
  • Ce ne sont pas des “techniques miracles” : leur efficacité dépend du type d’intervention, de votre état général et de la coordination entre l’équipe chirurgicale, l’anesthésie et la rééducation.
  • En tant que patient, vous pouvez participer activement à un programme ERAS grâce à la préhabilitation, à l’arrêt du tabac, au contrôle des maladies chroniques et à une mobilisation précoce après l’opération.

 

En quoi consiste un programme ERAS en chirurgie de la colonne

Un programme de récupération améliorée est un protocole structuré qui regroupe de nombreuses petites décisions autour de la chirurgie : comment vous préparer dans les semaines précédentes, quel type d’anesthésie et d’analgésie utiliser, quand vous pourrez recommencer à boire et à manger, à quel moment vous lever du lit, comment gérer les drains et les cathéters, et comment organiser la sortie et la rééducation ultérieure.

Au lieu de se concentrer uniquement sur le geste chirurgical, ERAS considère tout le parcours périopératoire. L’idée est de réduire la réponse de stress de l’organisme, de préserver autant que possible les fonctions normales et de favoriser un retour plus rapide à l’autonomie. En chirurgie de la colonne, ces programmes ont été appliqués surtout aux arthrodèses lombaires et thoracolombaires, aux chirurgies de déformation complexes et, de plus en plus, aux interventions cervicales et aux techniques mini-invasives.

 

Pour quels types de chirurgie de la colonne

Les composantes d’ERAS peuvent être adaptées à différents gestes, mais en pratique elles sont surtout utilisées pour :

  • Les arthrodèses lombaires et thoracolombaires pour douleur mécanique, déformation ou instabilité.
  • Les chirurgies de déformation de l’adulte avec corrections importantes.
  • Les chirurgies de reprise de la colonne chez des patients déjà opérés.
  • Les techniques mini-invasives comme la fusion latérale ou l’endoscopie, où l’agression tissulaire est déjà moindre et où ERAS permet de renforcer cet avantage.

Dans les interventions plus limitées, comme certaines décompressions lombaires simples, plusieurs mesures issues d’ERAS sont presque devenues la pratique courante, même si l’hôpital ne les nomme pas ainsi.

 

Symptômes et indications : quand un programme ERAS peut vous aider

ERAS n’est pas une indication opératoire en soi, mais une manière d’organiser la prise en charge autour d’une intervention déjà décidée. Vous pouvez particulièrement bénéficier d’un programme de récupération améliorée si :

  • Vous souffrez de lombalgies ou de cervicalgies chroniques invalidantes malgré un traitement conservateur bien conduit.
  • Vous présentez des symptômes neurologiques comme une faiblesse, des fourmillements ou des difficultés à marcher liés à une sténose ou à une déformation.
  • On vous a proposé une arthrodèse lombaire ou thoracolombaire, une chirurgie de déformation ou une reprise de chirurgie de la colonne.
  • Vous vivez avec des maladies comme le diabète, l’obésité, l’anémie ou l’ostéoporose, qui augmentent le risque de complications et rendent encore plus nécessaire une planification globale.

L’objectif d’ERAS est qu’une fois la décision opératoire prise, le parcours soit le plus sûr, prévisible et centré sur vos objectifs fonctionnels possible.

 

Bilan et évaluation avant l’intervention

Avant d’entrer dans un programme ERAS, vous bénéficiez du même bilan clinique et radiologique que pour toute chirurgie de la colonne : anamnèse complète, examen neurologique, IRM, radiographies dynamiques et, si besoin, scanner ou autres examens spécifiques. À partir de là, ERAS ajoute plusieurs étapes organisées :

  • Évaluation anesthésique structurée : revue des comorbidités, des traitements habituels, des allergies et du risque cardiaque et respiratoire.
  • Optimisation des maladies chroniques : ajustement du traitement du diabète, contrôle de la tension artérielle, correction de l’anémie ou de la dénutrition si nécessaire, prise en charge de l’ostéoporose.
  • Stratification du risque : estimation du risque de complications graves et de recours à la réanimation, ce qui aide à planifier les ressources et à ajuster les attentes.
  • Éducation préopératoire : explication du circuit d’hospitalisation, du type d’anesthésie, du plan de gestion de la douleur, de la mobilisation précoce et des variations normales possibles en postopératoire.

Dans certains hôpitaux, ces interventions sont regroupées dans des consultations spécifiques de “préhabilitation”, où interviennent anesthésistes, spécialistes de rééducation, infirmières et parfois nutritionnistes et psychologues.

 

Préhabilitation : ce que vous pouvez faire avant l’opération

Un élément clé d’ERAS est la préhabilitation, c’est-à-dire la préparation physique et mentale à l’intervention. Ce ne sont pas des mesures miraculeuses, mais elles augmentent les chances d’une récupération plus rapide et avec moins de complications.

  • Activité physique adaptée : il est souvent conseillé de maintenir ou de reprendre une activité aérobie douce (marche, vélo d’appartement) et des exercices de renforcement modéré pour le tronc et les jambes, dans la mesure où la douleur et votre état clinique le permettent. L’objectif est d’arriver à l’intervention avec la meilleure capacité cardiovasculaire et musculaire possible.
  • Arrêt du tabac : arrêter de fumer plusieurs semaines avant l’opération réduit le risque de pseudarthrose, d’infection et de complications respiratoires. Même si l’arrêt complet n’est pas atteint, toute réduction durable améliore le pronostic.
  • Nutrition et poids : chez les personnes maigres ou dénutries, on cherche à augmenter les apports en protéines et en calories. En cas d’obésité, une perte de poids modérée mais prolongée peut aider, sans repousser indéfiniment une intervention nécessaire.
  • Santé mentale et attentes réalistes : l’anxiété et des attentes irréalistes augmentent la perception de la douleur et le risque d’insatisfaction. L’information et, si besoin, un soutien psychologique font partie intégrante d’ERAS.
  • Revue des traitements : certains médicaments, comme les anticoagulants ou les antiagrégants, exigent une stratégie spécifique avant et après l’intervention, tandis que d’autres, comme certains antalgiques, peuvent être ajustés pour optimiser le contrôle de la douleur postopératoire.

Toutes ces mesures doivent être individualisées. Ne modifiez jamais seul un traitement important sans en parler à votre équipe médicale.

 

Ce qui change pendant l’opération avec un programme ERAS

Au bloc opératoire, ERAS ne correspond pas à une seule technique, mais à une façon différente de combiner anesthésie, analgésie et monitorage pour réduire le stress chirurgical. Parmi les éléments fréquents :

  • Anesthésie adaptée au protocole : utilisation de médicaments facilitant le réveil rapide, contrôle strict de la température corporelle et de la quantité de liquides perfusés.
  • Analgésie multimodale : combinaison de plusieurs médicaments et techniques (antalgiques non opioïdes, anesthésie régionale, infiltrations locales) afin de réduire le besoin d’opioïdes forts.
  • Prévention active des nausées et vomissements : cela diminue l’inconfort et facilite la mobilisation précoce et la reprise de l’alimentation.
  • Monitorage avancé : selon la complexité, cela peut inclure un neuromonitorage et une surveillance hémodynamique rapprochée pour minimiser les risques neurologiques et cardiovasculaires.

La technique chirurgicale utilisée (par exemple, une arthrodèse thoracolombaire ou une fusion latérale mini-invasive) est choisie selon l’indication clinique, et non en fonction du protocole ERAS. Toutefois, lorsque l’agression tissulaire est moindre, les bénéfices d’ERAS se manifestent souvent plus nettement.

 

Récupération postopératoire : à quoi vous attendre concrètement

Chaque situation est différente, mais la littérature sur ERAS en chirurgie de la colonne montre que, dans des groupes comparables, les patients ont tendance à avoir des séjours plus courts (souvent un à deux jours de moins pour les arthrodèses) et de meilleurs scores de douleur et de fonction dans les premiers jours ou semaines, sans augmentation des complications. Certains travaux montrent également une diminution de la consommation d’opioïdes.

Un schéma indicatif pour une arthrodèse lombaire ou thoracolombaire dans un contexte ERAS pourrait être :

  • Premières 24 à 72 heures : contrôle intensif de la douleur par analgésie multimodale, lever du lit et marche assistée dès le premier jour lorsque cela est possible, reprise précoce de l’alimentation orale en l’absence de contre-indication.
  • Semaines 1 à 2 : marches quotidiennes, conseils de protection de la colonne, exercices doux prescrits par la rééducation. Il est normal de ressentir fatigue et raideur, mais l’objectif est d’augmenter progressivement l’autonomie.
  • Semaines 3 à 6 : de nombreux patients ayant un travail de bureau peuvent envisager une reprise progressive, à condition que la douleur soit contrôlée et qu’ils ne prennent pas de médicaments sédatifs. Des exercices de renforcement du “core” sont ajoutés.
  • Mois 3 à 6 : consolidation fonctionnelle, plus grande liberté pour les loisirs et les sports à faible impact. Les travaux physiques et les sports à fort impact demandent davantage de temps et une évaluation personnalisée.

Ces délais sont approximatifs. L’âge, le nombre de niveaux opérés, la qualité osseuse, les chirurgies antérieures ou la présence de maladies associées peuvent les raccourcir ou les prolonger de façon significative.

 

Bénéfices, risques et effets indésirables

Les bénéfices potentiels d’ERAS en chirurgie de la colonne comprennent :

  • Moins de jours d’hospitalisation pour de nombreux gestes programmés.
  • Une mobilisation plus rapide, ce qui réduit le risque de complications thromboemboliques et favorise la récupération fonctionnelle.
  • Une moindre dépendance aux opioïdes grâce à l’analgésie multimodale.
  • Un meilleur sentiment de contrôle pour le patient, qui comprend mieux le déroulement et les objectifs de la prise en charge.

ERAS présente toutefois des limites et des risques potentiels s’il est appliqué sans discernement :

  • Tous les patients et toutes les interventions ne se prêtent pas à une sortie très précoce ; la forcer peut augmenter les réhospitalisations.
  • Si l’information n’est pas bien coordonnée, le patient peut se sentir obligé de suivre des “étapes” qui ne sont pas réalistes dans son cas.
  • Chez les personnes très comorbides, une mobilisation trop agressive peut entraîner des chutes ou des complications cardiovasculaires.

Les protocoles sont donc adaptés au profil de risque de chaque patient, en gardant toujours la sécurité prioritaire par rapport à la rapidité.

 

Quand envisager une chirurgie avec approche ERAS

Il n’existe pas de liste unique et universelle, mais en général votre équipe peut envisager une approche ERAS si plusieurs conditions sont réunies :

  • L’intervention est programmée, non urgente, et il existe un délai suffisant pour préparer le cas.
  • Un circuit clair est établi entre chirurgie, anesthésie, soins infirmiers, rééducation et médecine de premier recours.
  • Votre état général permet une certaine mobilisation précoce, même avec aide.
  • Vous avez compris le plan et pouvez participer activement à la préhabilitation et aux recommandations postopératoires.

Même si ERAS apporte des avantages dans de nombreux contextes, il n’est pas indispensable pour qu’une chirurgie de la colonne se déroule bien. Des patients obtiennent aussi de très bons résultats dans des structures sans protocole formalisé mais avec une prise en charge individualisée de qualité.

 

Quand se rendre aux urgences après une chirurgie de la colonne

Qu’un programme ERAS soit utilisé ou non, certaines situations après une chirurgie de la colonne justifient de se rendre immédiatement aux urgences ou de contacter votre équipe :

  • Perte brutale ou progressive de force dans les bras ou les jambes.
  • Difficulté à contrôler les urines ou les selles, ou perte complète de sensibilité dans la région périnéale.
  • Douleur très intense d’apparition soudaine qui ne cède pas malgré le traitement prescrit.
  • Fièvre élevée associée à des douleurs dorsales importantes ou à une rougeur de la cicatrice.
  • Essoufflement ou douleur thoracique brutale.

Ces signes peuvent évoquer des complications potentiellement graves comme des hématomes, des infections profondes, un syndrome de la queue de cheval ou des événements thromboemboliques. N’attendez pas la prochaine consultation programmée s’ils apparaissent.

 

Idées reçues et réalités sur ERAS en chirurgie de la colonne

  • Idée reçue : avec ERAS, vous sortirez forcément le lendemain de l’opération. Réalité : pour certains gestes limités, une sortie très précoce est possible, mais pour les chirurgies complexes le séjour se compte toujours en jours. L’objectif est d’éviter des journées d’hospitalisation inutiles, pas de battre un record.
  • Idée reçue : dans un programme ERAS, on aura moins mal parce que l’on reçoit des médicaments plus forts. Réalité : il s’agit plutôt d’utiliser des combinaisons plus intelligentes de médicaments pour contrôler la douleur avec moins d’effets secondaires, et non d’augmenter sans limite la puissance des traitements.
  • Idée reçue : ERAS remplace la rééducation. Réalité : une rééducation structurée est un pilier de la récupération améliorée, pas son substitut.
  • Idée reçue : si votre hôpital n’a pas de programme ERAS officiel, votre chirurgie se passera moins bien. Réalité : de nombreux principes d’ERAS sont appliqués de manière implicite dans des centres qui n’utilisent pas ce terme. L’essentiel reste la qualité globale de l’équipe et du suivi.
  • Idée reçue : ERAS ne concerne que les patients jeunes et en bonne santé. Réalité : les patients plus à risque peuvent beaucoup bénéficier d’une préparation plus minutieuse, même si les objectifs et les délais doivent être adaptés.

 

Questions fréquentes

Concrètement, qu’est-ce que change pour moi le fait d’être dans un programme ERAS ?

Vous remarquerez surtout que les étapes sont mieux expliquées, que l’on vous encourage à vous lever et à marcher très tôt, que vous pouvez boire et manger plus rapidement qu’avec d’anciens protocoles, et que plusieurs stratégies d’analgésie sont associées pour rendre la douleur plus supportable. Il est également courant que la sortie soit planifiée dès le début, avec des consignes claires pour le retour à domicile.

Les programmes ERAS sont-ils aussi sûrs que les protocoles traditionnels ?

Dans les études publiées, on n’observe pas d’augmentation globale des complications lorsque les protocoles sont bien conçus et adaptés au type de chirurgie et au profil du patient. Dans de nombreux cas, on constate même une diminution de certaines complications et de la durée de séjour. Il existe toutefois toujours un risque, car toute chirurgie majeure de la colonne en comporte.

Puis-je demander un protocole ERAS si mon hôpital n’en a pas formellement ?

Vous pouvez demander quelles mesures sont mises en place pour favoriser une récupération rapide et en discuter avec votre équipe. Il est possible d’intégrer de nombreux éléments d’ERAS, comme la mobilisation précoce ou l’analgésie multimodale, même sans programme officiel portant ce nom.

Les programmes ERAS suppriment-ils la douleur après l’opération ?

Non. L’objectif est que la douleur reste supportable et vous permette de bouger, de dormir raisonnablement bien et de progresser en rééducation. Il est normal de ressentir des gênes pendant plusieurs semaines. L’important est que la douleur s’améliore progressivement et qu’il n’existe pas de signe de complication.

Si je souffre d’ostéoporose ou d’autres maladies, ERAS reste-t-il une option ?

Chez de nombreuses personnes ayant un os fragile ou plusieurs comorbidités, les programmes de récupération améliorée sont particulièrement utiles, car ils obligent à optimiser les traitements et à mieux organiser le suivi postopératoire. Tous les éléments ne seront pas identiques et, dans certains cas, la durée d’hospitalisation ou la reprise des activités devront être plus prudentes.

Qui décide de mon intégration dans un programme ERAS ?

La décision revient en général aux équipes de chirurgie de la colonne et d’anesthésie, en fonction des moyens de l’hôpital et de votre situation clinique. En tant que patient, vous pouvez et devez demander quelles mesures concrètes seront utilisées pour faciliter votre récupération et comment vous pouvez y participer.

 

Glossaire

  • ERAS : sigle anglais d’Enhanced Recovery After Surgery, programmes qui regroupent des mesures destinées à améliorer la récupération après une opération.
  • Arthrodèse : fusion chirurgicale de deux ou plusieurs vertèbres au moyen d’implants et de greffes osseuses pour stabiliser la colonne.
  • Déformation de la colonne : altération importante de l’alignement normal, comme une scoliose ou une cyphose sévère.
  • Analgésie multimodale : utilisation combinée de différents types d’antalgiques et de techniques pour contrôler la douleur.
  • Préhabilitation : ensemble de mesures mises en place avant la chirurgie pour améliorer l’état physique et mental et ainsi faciliter la récupération.
  • Comorbidité : maladie chronique coexistant avec le problème principal, comme le diabète, l’hypertension artérielle ou l’obésité.

 

Références

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3. Elsarrag M, et al. Enhanced recovery after spine surgery: a systematic review. Neurosurg Focus. 2019. Disponible sur : thejns.org (Neurosurgical Focus, volume 46, numéro 4)

4. Álvarez-Galovich L, et al. Recommandations pour une récupération postopératoire optimisée en chirurgie de la colonne (REPOC). Rev Esp Cir Ortop Traumatol. 2023;67:T83–T93. Disponible sur : elsevier.es (Revista Española de Cirugía Ortopédica y Traumatología)

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6. Tong Y, et al. Enhanced recovery after surgery trends in adult spine surgery: a systematic review. Int J Spine Surg. 2020. Disponible sur : pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32986587

 

Ce texte a un caractère purement informatif et ne remplace en aucun cas une évaluation médicale individuelle ni les recommandations de votre équipe soignante. En cas de symptômes nouveaux ou inquiétants, consultez toujours des professionnels de santé ou rendez-vous aux urgences.