{"id":8183,"date":"2026-05-22T12:00:01","date_gmt":"2026-05-22T10:00:01","guid":{"rendered":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/sin-categoria\/surveillance-neurophysiologique-chirurgie-rachidienne-9-cles-proteger-moelle-bloc-operatoire\/"},"modified":"2026-05-22T12:35:00","modified_gmt":"2026-05-22T10:35:00","slug":"surveillance-neurophysiologique-chirurgie-rachidienne-9-cles-proteger-moelle-bloc-operatoire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/blog-neurochirurgie\/surveillance-neurophysiologique-chirurgie-rachidienne-9-cles-proteger-moelle-bloc-operatoire\/","title":{"rendered":"Surveillance neurophysiologique en chirurgie rachidienne : 9 cl\u00e9s pour savoir comment la moelle est prot\u00e9g\u00e9e au bloc op\u00e9ratoire"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"8183\" class=\"elementor elementor-8183 elementor-8177\" data-elementor-post-type=\"post\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-2d3d35eb e-flex e-con-boxed e-con e-parent\" data-id=\"2d3d35eb\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"e-con-inner\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-23616c2c elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"23616c2c\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<article><p>Une des plus grandes inqui\u00e9tudes avant une chirurgie de la colonne vert\u00e9brale est simple \u00e0 comprendre : \u00ab et si un nerf ou la moelle est endommag\u00e9 pendant l&rsquo;op\u00e9ration ? \u00bb. Le monitorage neurophysiologique perop\u00e9ratoire, \u00e9galement connu sous l&rsquo;acronyme IONM en anglais, aide \u00e0 surveiller la fonction de la moelle \u00e9pini\u00e8re, des racines nerveuses et d&rsquo;autres structures neurologiques pendant que le chirurgien op\u00e8re.<\/p><p>Ce n&rsquo;est pas une garantie absolue et cela ne transforme pas une chirurgie complexe en une intervention sans risque. Sa valeur r\u00e9side ailleurs : il apporte une information en temps r\u00e9el pour que l&rsquo;\u00e9quipe puisse d\u00e9tecter les changements, interpr\u00e9ter ce qui peut se passer et agir avant qu&rsquo;une alt\u00e9ration ne devienne irr\u00e9versible.<\/p><ul><li>Le monitorage neurophysiologique perop\u00e9ratoire enregistre des signaux du syst\u00e8me nerveux pendant la chirurgie.<\/li><li>Il peut surveiller les voies motrices, sensitives et les racines nerveuses par des techniques telles que les potentiels \u00e9voqu\u00e9s moteurs, les potentiels \u00e9voqu\u00e9s somatosensoriels et l&rsquo;\u00e9lectromyographie.<\/li><li>Il est particuli\u00e8rement utile dans les chirurgies \u00e0 haut risque neurologique, comme les d\u00e9formations, les tumeurs, les interventions thoraciques, les r\u00e9visions complexes et certains abordages lat\u00e9raux.<\/li><li>Il n&rsquo;\u00e9limine pas le risque \u00e0 100 %, mais peut aider \u00e0 d\u00e9tecter des probl\u00e8mes \u00e0 temps.<\/li><li>L&rsquo;anesth\u00e9sie, la pression art\u00e9rielle, la temp\u00e9rature, la position du patient et la technique chirurgicale peuvent affecter les signaux.<\/li><li>Le patient doit comprendre ce que cela apporte, ce que cela n&rsquo;apporte pas et dans quels cas son utilisation est la plus pertinente.<\/li><\/ul><p> <\/p><h2>Qu&rsquo;est-ce que le monitorage neurophysiologique perop\u00e9ratoire<\/h2><p>Le monitorage neurophysiologique perop\u00e9ratoire est un ensemble de techniques qui enregistrent l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9lectrique du syst\u00e8me nerveux durant une op\u00e9ration. En chirurgie rachidienne, son objectif principal est de surveiller si la moelle, les racines nerveuses ou certains nerfs fonctionnent correctement pendant l&rsquo;intervention.<\/p><p>Pour dire simplement : avant d&rsquo;entamer les \u00e9tapes les plus d\u00e9licates, l&rsquo;\u00e9quipe obtient des signaux de r\u00e9f\u00e9rence. Pendant la chirurgie, ces signaux sont compar\u00e9s aux signaux initiaux. S&rsquo;ils changent de fa\u00e7on significative, le neurophysiologiste pr\u00e9vient l&rsquo;\u00e9quipe chirurgicale et anesth\u00e9sique pour investiguer la cause.<\/p><p>Le changement peut \u00eatre d\u00fb \u00e0 de nombreuses raisons : traction sur une structure nerveuse, compression, alt\u00e9ration de la perfusion sanguine, position du patient, variations de la pression art\u00e9rielle, temp\u00e9rature, anesth\u00e9sie ou probl\u00e8me technique d&rsquo;enregistrement. C&rsquo;est pourquoi la surveillance ne consiste pas seulement \u00e0 \u00ab regarder un \u00e9cran \u00bb ; elle n\u00e9cessite interpr\u00e9tation, communication et r\u00e9ponse coordonn\u00e9e.<\/p><p> <\/p><h2>Pourquoi c&rsquo;est important en chirurgie rachidienne<\/h2><p>La colonne prot\u00e8ge la moelle \u00e9pini\u00e8re et les racines nerveuses. Dans certaines op\u00e9rations, ces structures sont proches du champ op\u00e9ratoire ou peuvent \u00eatre affect\u00e9es par des man\u0153uvres de correction, la pose d&rsquo;implants, une d\u00e9compression, l&rsquo;ex\u00e9r\u00e8se de tumeurs ou des abordages complexes.<\/p><p>La l\u00e9sion neurologique grave est peu fr\u00e9quente, mais peut avoir des cons\u00e9quences importantes : perte de force, alt\u00e9ration de la sensibilit\u00e9, douleur neuropathique, difficult\u00e9s \u00e0 marcher ou, dans des cas exceptionnels, paralysie. C&rsquo;est pourquoi, dans des chirurgies s\u00e9lectionn\u00e9es, disposer d&rsquo;un outil qui signale des changements neurologiques pendant l&rsquo;intervention peut \u00eatre tr\u00e8s pr\u00e9cieux.<\/p><p>La surveillance aide \u00e0 passer d&rsquo;une chirurgie bas\u00e9e uniquement sur l&rsquo;anatomie visible et l&rsquo;imagerie \u00e0 une chirurgie int\u00e9grant une information fonctionnelle. Autrement dit, on ne voit pas seulement o\u00f9 sont les structures, on v\u00e9rifie aussi comment elles r\u00e9pondent.<\/p><p> <\/p><h2>Quelles structures sont surveill\u00e9es<\/h2><p>La structure qui pr\u00e9occupe le plus dans de nombreuses chirurgies est la moelle \u00e9pini\u00e8re, surtout dans les op\u00e9rations cervicales et thoraciques. La moelle transmet les signaux entre le cerveau et le reste du corps. Une alt\u00e9ration significative peut affecter le mouvement ou la sensibilit\u00e9.<\/p><p>On peut aussi surveiller les racines nerveuses, qui sont les nerfs qui sortent de la colonne vers les bras, le tronc ou les jambes. Cela peut \u00eatre important dans les chirurgies lombaires, cervicales ou les abordages lat\u00e9raux o\u00f9 les racines sont proches de la zone op\u00e9r\u00e9e.<\/p><p>Dans certains cas, on monitorise des nerfs p\u00e9riph\u00e9riques pr\u00e9cis, la fonction motrice de groupes musculaires ou des voies sensitives. Le choix d\u00e9pend de la chirurgie, du niveau de la colonne, des sympt\u00f4mes pr\u00e9existants et du risque neurologique attendu.<\/p><p> <\/p><h2>Quelles techniques sont utilis\u00e9es<\/h2><h3>Potentiels \u00e9voqu\u00e9s moteurs<\/h3><p>Les potentiels \u00e9voqu\u00e9s moteurs \u00e9valuent la voie qui conduit l&rsquo;ordre du mouvement du cerveau vers les muscles. Ils sont utiles pour surveiller la fonction motrice, en particulier lorsqu&rsquo;il existe un risque pour la moelle \u00e9pini\u00e8re. Si le signal moteur chute de fa\u00e7on importante, l&rsquo;\u00e9quipe doit \u00e9carter des causes anesth\u00e9siques, circulatoires, techniques ou chirurgicales.<\/p><h3>Potentiels \u00e9voqu\u00e9s somatosensoriels<\/h3><p>Les potentiels \u00e9voqu\u00e9s somatosensoriels \u00e9valuent les voies li\u00e9es \u00e0 la sensibilit\u00e9. Ils sont g\u00e9n\u00e9ralement obtenus en stimulant des nerfs p\u00e9riph\u00e9riques et en enregistrant la r\u00e9ponse le long du syst\u00e8me nerveux. Ils sont particuli\u00e8rement utiles pour d\u00e9tecter des modifications de la conduction sensitive.<\/p><h3>\u00c9lectromyographie spontan\u00e9e et stimul\u00e9e<\/h3><p>L&rsquo;\u00e9lectromyographie, ou EMG, enregistre l&rsquo;activit\u00e9 musculaire li\u00e9e aux racines ou aux nerfs. Elle peut aider \u00e0 d\u00e9tecter une irritation d&rsquo;une racine nerveuse ou \u00e0 v\u00e9rifier la proximit\u00e9 d&rsquo;instruments ou d&rsquo;implants par rapport aux structures nerveuses.<\/p><h3>Monitorage multimodal<\/h3><p>Dans de nombreuses chirurgies, on n&rsquo;utilise pas une seule technique, mais une combinaison. C&rsquo;est ce qu&rsquo;on appelle le monitorage multimodal. Cela a du sens car chaque technique examine une partie diff\u00e9rente du syst\u00e8me nerveux. Une voie peut rester stable tandis qu&rsquo;une autre change, et cette information aide \u00e0 mieux interpr\u00e9ter la situation.<\/p><p> <\/p><h2>Dans quelles chirurgies c&rsquo;est g\u00e9n\u00e9ralement plus important<\/h2><p>Le monitorage neurophysiologique n&rsquo;a pas la m\u00eame utilit\u00e9 dans toutes les chirurgies. Dans des proc\u00e9dures mineures et \u00e0 faible risque, il peut ne pas \u00eatre n\u00e9cessaire. En revanche, il est souvent pertinent lorsque la moelle ou les racines nerveuses sont r\u00e9ellement expos\u00e9es \u00e0 un risque.<\/p><p>Parmi les exemples figurent les chirurgies de d\u00e9formation de la colonne, comme certaines scolioses ou cyphoses complexes ; les interventions thoraciques, car la moelle y joue un r\u00f4le tr\u00e8s important ; les chirurgies cervicales en cas de my\u00e9lopathie ou de compression m\u00e9dullaire ; les r\u00e9visions chirurgicales, o\u00f9 il peut y avoir des cicatrices, une anatomie alt\u00e9r\u00e9e ou des implants ant\u00e9rieurs ; et certains abordages lat\u00e9raux lombaires, o\u00f9 le trajet se rapproche du plexus lombaire.<\/p><p>Il peut aussi \u00eatre envisag\u00e9 pour des tumeurs intram\u00e9dullaires ou extram\u00e9dullaires, des malformations, des traumatismes, de grandes corrections d&rsquo;alignement ou des interventions pr\u00e9voyant une manipulation proche de structures neurologiques critiques.<\/p><p>La d\u00e9cision ne doit pas \u00eatre prise par effet de mode ni pour des raisons commerciales. Elle doit reposer sur le type de chirurgie, le niveau de la colonne, la pathologie, le risque individuel et la disponibilit\u00e9 d&rsquo;une \u00e9quipe form\u00e9e.<\/p><p> <\/p><h2>Que se passe-t-il si un signal change<\/h2><p>Un changement de signal ne signifie pas automatiquement qu&rsquo;il y a eu une l\u00e9sion irr\u00e9versible. Cela signifie qu&rsquo;il faut s&rsquo;arr\u00eater, interpr\u00e9ter et agir. La r\u00e9ponse d\u00e9pend de la situation.<\/p><p>L&rsquo;\u00e9quipe peut d&rsquo;abord v\u00e9rifier s&rsquo;il existe un probl\u00e8me technique : \u00e9lectrodes d\u00e9plac\u00e9es, interf\u00e9rences, modifications des param\u00e8tres d&rsquo;enregistrement ou mauvaise qualit\u00e9 du signal. Ensuite, on examine des facteurs anesth\u00e9siques et physiologiques : pression art\u00e9rielle, oxyg\u00e9nation, temp\u00e9rature, profondeur de l&rsquo;anesth\u00e9sie, relaxants musculaires ou perte de sang.<\/p><p>Si une cause chirurgicale est suspect\u00e9e, on peut desserrer une correction, retirer ou r\u00e9viser un implant, lib\u00e9rer une zone de pression, modifier la position du patient, irriguer, attendre la r\u00e9cup\u00e9ration du signal ou r\u00e9aliser une imagerie perop\u00e9ratoire si disponible.<\/p><p>La cl\u00e9 est la communication. La surveillance n&rsquo;est utile que si l&rsquo;information parvient de mani\u00e8re claire et rapide \u00e0 ceux qui peuvent prendre des d\u00e9cisions \u00e0 ce moment-l\u00e0.<\/p><p> <\/p><h2>Avantages face aux risques et limites<\/h2><h3>Avantages potentiels<\/h3><p>Le principal avantage est de d\u00e9tecter des changements neurologiques pendant l&rsquo;op\u00e9ration, quand il est encore possible d&rsquo;intervenir. Elle aide aussi \u00e0 orienter les d\u00e9cisions : poursuivre, faire une pause, modifier une man\u0153uvre, v\u00e9rifier une vis, augmenter la pression art\u00e9rielle ou corriger un facteur anesth\u00e9sique.<\/p><p>Dans les chirurgies complexes, elle peut apporter une couche suppl\u00e9mentaire de s\u00e9curit\u00e9 et une documentation fonctionnelle. De plus, elle impose une planification plus soign\u00e9e entre chirurgie, anesth\u00e9sie et neurophysiologie.<\/p><h3>Limites<\/h3><p>Elle ne d\u00e9tecte pas toutes les l\u00e9sions possibles. Aucune technique n&rsquo;est parfaite. Il peut y avoir des faux positifs, lorsque le signal change sans qu&rsquo;il y ait de l\u00e9sion r\u00e9elle, et des faux n\u00e9gatifs, lorsqu&rsquo;une l\u00e9sion n&rsquo;est pas d\u00e9tect\u00e9e mais se manifeste cliniquement par la suite.<\/p><p>L&rsquo;anesth\u00e9sie peut alt\u00e9rer les signaux. C&rsquo;est pourquoi, lorsqu&rsquo;on utilise la surveillance, l&rsquo;anesth\u00e9siste adapte souvent les m\u00e9dicaments pour conserver des enregistrements fiables. Influencent aussi la temp\u00e9rature corporelle, la pression art\u00e9rielle, l&rsquo;oxyg\u00e9nation, l&rsquo;an\u00e9mie, la position et l&rsquo;\u00e9tat neurologique pr\u00e9existant.<\/p><h3>Risques et d\u00e9sagr\u00e9ments<\/h3><p>Le monitorage implique g\u00e9n\u00e9ralement la pose de petits \u00e9lectrodes sur le cuir chevelu, les bras, les jambes ou des muscles pr\u00e9cis. Il peut laisser de petites marques, une irritation locale ou des h\u00e9matomes l\u00e9gers. Dans les techniques avec stimulation, des mouvements musculaires peuvent survenir pendant la chirurgie, contr\u00f4l\u00e9s dans le cadre de l&rsquo;anesth\u00e9sie.<\/p><p>Les principaux risques ne proviennent pas tant de la surveillance elle-m\u00eame que d&rsquo;une mauvaise interpr\u00e9tation d&rsquo;un signal, d&rsquo;une communication tardive d&rsquo;un changement ou d&rsquo;une utilisation hors contexte. C&rsquo;est pourquoi il est fondamental que le monitorage soit r\u00e9alis\u00e9 par du personnel form\u00e9 et que l&rsquo;\u00e9quipe dispose d&rsquo;un protocole clair de r\u00e9ponse.<\/p><p> <\/p><h2>Crit\u00e8res pour poser des questions avant une chirurgie<\/h2><p>Si l&rsquo;on vous a propos\u00e9 une chirurgie de la colonne, vous pouvez demander si une surveillance neurophysiologique sera utilis\u00e9e dans votre cas et pourquoi. La r\u00e9ponse devrait \u00eatre concr\u00e8te, pas g\u00e9n\u00e9rique.<\/p><p>Quelques questions utiles : quelles structures seront surveill\u00e9es, quelles techniques seront utilis\u00e9es, qui interpr\u00e9tera les signaux, comment la coordination avec l&rsquo;anesth\u00e9sie est organis\u00e9e, que fera l&rsquo;\u00e9quipe en cas d&rsquo;alerte et si la surveillance modifie le plan op\u00e9ratoire.<\/p><p>Il est aussi raisonnable de demander si votre chirurgie comporte un risque m\u00e9dullaire ou radiculaire, si des facteurs personnels augmentent ce risque et quelles autres mesures de s\u00e9curit\u00e9 seront prises : planification pr\u00e9op\u00e9ratoire, imagerie perop\u00e9ratoire, navigation, contr\u00f4le de la pression art\u00e9rielle, pr\u00e9vention des saignements et examen neurologique postop\u00e9ratoire.<\/p><p> <\/p><h2>Temps de r\u00e9cup\u00e9ration r\u00e9alistes<\/h2><p>Le monitorage neurophysiologique n&rsquo;acc\u00e9l\u00e8re pas \u00e0 lui seul la r\u00e9cup\u00e9ration. Sa fonction principale se situe au bloc op\u00e9ratoire. La r\u00e9cup\u00e9ration d\u00e9pendra de la chirurgie r\u00e9alis\u00e9e, du nombre de niveaux trait\u00e9s, de l&rsquo;\u00e2ge, de l&rsquo;\u00e9tat physique pr\u00e9alable, de l&rsquo;existence d&rsquo;un d\u00e9ficit neurologique avant l&rsquo;op\u00e9ration et du fait qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une premi\u00e8re op\u00e9ration ou d&rsquo;une r\u00e9vision.<\/p><p>Apr\u00e8s une chirurgie mineure, la mobilisation peut commencer le jour m\u00eame ou le lendemain, selon l&rsquo;indication m\u00e9dicale. Dans les chirurgies plus complexes, comme les d\u00e9formations ou les r\u00e9visions \u00e9tendues, la r\u00e9cup\u00e9ration peut n\u00e9cessiter des semaines ou des mois, avec kin\u00e9sith\u00e9rapie et suivi rapproch\u00e9.<\/p><p>Si avant la chirurgie il existait une perte de force, des fourmillements ou une alt\u00e9ration de la marche, la r\u00e9cup\u00e9ration neurologique peut \u00eatre lente. Parfois l&rsquo;am\u00e9lioration est rapide ; d&rsquo;autres fois elle prend des mois ; et dans certains cas la r\u00e9cup\u00e9ration n&rsquo;est pas compl\u00e8te si le nerf ou la moelle ont \u00e9t\u00e9 comprim\u00e9s pendant longtemps.<\/p><p> <\/p><h2>Quand se rendre aux urgences apr\u00e8s une chirurgie de la colonne<\/h2><p>Apr\u00e8s une chirurgie de la colonne, vous devez consulter en urgence si appara\u00eet une nouvelle perte ou une aggravation progressive de la force, des difficult\u00e9s \u00e0 marcher qui s&rsquo;aggravent, une perte du contr\u00f4le des urines ou des selles, une anesth\u00e9sie de la zone g\u00e9nitale ou p\u00e9rin\u00e9ale, une forte fi\u00e8vre avec douleur dorsale intense, une douleur qui ne c\u00e8de pas aux antalgiques prescrits, un \u00e9coulement abondant de liquide ou de pus par la plaie, un essoufflement ou une douleur thoracique.<\/p><p>Ces sympt\u00f4mes ne signifient pas toujours une complication grave, mais ils doivent \u00eatre \u00e9valu\u00e9s rapidement pour exclure un h\u00e9matome, une infection, une compression neurologique, une thrombose ou d&rsquo;autres probl\u00e8mes postop\u00e9ratoires.<\/p><p> <\/p><h2>Mythes et r\u00e9alit\u00e9s<\/h2><h3>Mythe : s&rsquo;il y a monitorage, il ne peut pas y avoir de l\u00e9sion neurologique<\/h3><p>R\u00e9alit\u00e9 : le monitorage r\u00e9duit l&rsquo;incertitude et peut aider \u00e0 d\u00e9tecter des probl\u00e8mes, mais n&rsquo;\u00e9limine pas le risque \u00e0 100 %.<\/p><h3>Mythe : il n&rsquo;est utilis\u00e9 que dans les chirurgies dangereuses<\/h3><p>R\u00e9alit\u00e9 : il est utilis\u00e9 lorsque le bilan entre risque, complexit\u00e9 et utilit\u00e9 le justifie. Cela ne signifie pas que la chirurgie va mal se d\u00e9rouler.<\/p><h3>Mythe : la machine d\u00e9cide \u00e0 la place du chirurgien<\/h3><p>R\u00e9alit\u00e9 : la surveillance informe. Les d\u00e9cisions sont prises par l&rsquo;\u00e9quipe chirurgicale et l&rsquo;anesth\u00e9siste en fonction du contexte complet.<\/p><h3>Mythe : si un signal change, le dommage est d\u00e9j\u00e0 fait<\/h3><p>R\u00e9alit\u00e9 : de nombreuses alertes sont r\u00e9versibles si elles sont identifi\u00e9es et corrig\u00e9es \u00e0 temps.<\/p><h3>Mythe : toutes les chirurgies de la colonne devraient avoir un monitorage<\/h3><p>R\u00e9alit\u00e9 : ce n&rsquo;est pas toujours utile. Dans les interventions \u00e0 faible risque, il peut ne pas \u00eatre n\u00e9cessaire.<\/p><p> <\/p><h2>Questions fr\u00e9quentes<\/h2><h3>Qu&rsquo;est-ce exactement que le monitorage neurophysiologique perop\u00e9ratoire ?<\/h3><p>C&rsquo;est un ensemble de techniques qui enregistrent des signaux du syst\u00e8me nerveux pendant une chirurgie. En chirurgie rachidienne, il aide \u00e0 surveiller la moelle, les racines nerveuses et certaines voies motrices ou sensitives pendant l&rsquo;intervention.<\/p><h3>Est-ce que le monitorage fait mal ?<\/h3><p>Vous ne devriez pas ressentir de douleur pendant la chirurgie car elle se d\u00e9roule sous anesth\u00e9sie. Apr\u00e8s, il peut rester de petites marques ou des g\u00eanes l\u00e9g\u00e8res aux endroits o\u00f9 les \u00e9lectrodes ont \u00e9t\u00e9 pos\u00e9es.<\/p><h3>Permet-il d&rsquo;\u00e9viter une paralysie ?<\/h3><p>Il peut aider \u00e0 d\u00e9tecter des changements qui pourraient pr\u00e9c\u00e9der une l\u00e9sion neurologique et permettre une r\u00e9ponse rapide. Mais il ne garantit pas qu&rsquo;une complication soit impossible.<\/p><h3>Est-il utilis\u00e9 dans toutes les chirurgies de la colonne ?<\/h3><p>Non. Il est principalement utilis\u00e9 lorsque existe un risque significatif pour la moelle ou les nerfs, comme dans les d\u00e9formations, les interventions thoraciques, les r\u00e9visions complexes, les tumeurs, la my\u00e9lopathie ou certains abordages lat\u00e9raux.<\/p><h3>Que se passe-t-il si les signaux disparaissent pendant l&rsquo;op\u00e9ration ?<\/h3><p>L&rsquo;\u00e9quipe v\u00e9rifie les causes techniques, anesth\u00e9siques, circulatoires et chirurgicales. Elle peut modifier la position, ajuster la pression art\u00e9rielle, v\u00e9rifier les implants, suspendre une man\u0153uvre ou changer le plan si n\u00e9cessaire.<\/p><h3>L&rsquo;anesth\u00e9sie affecte-t-elle le monitorage ?<\/h3><p>Oui. Certains m\u00e9dicaments peuvent modifier les signaux. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;anesth\u00e9sie et la neurophysiologie doivent se coordonner pour obtenir des enregistrements fiables.<\/p><h3>Qui regarde les signaux ?<\/h3><p>Normalement, des personnes sp\u00e9cialis\u00e9es en neurophysiologie perop\u00e9ratoire les enregistrent et les interpr\u00e8tent, en communication avec le chirurgien et l&rsquo;anesth\u00e9siste.<\/p><h3>La surveillance remplace-t-elle l&rsquo;exp\u00e9rience du chirurgien ?<\/h3><p>Non. C&rsquo;est un outil d&rsquo;aide. La s\u00e9curit\u00e9 d\u00e9pend d&rsquo;une indication correcte, d&rsquo;une planification, de la technique chirurgicale, de l&rsquo;anesth\u00e9sie, de la communication et du suivi postop\u00e9ratoire.<\/p><h3>Peut-il y avoir de fausses alertes ?<\/h3><p>Oui. Un signal peut changer pour des raisons d&rsquo;anesth\u00e9sie, de temp\u00e9rature, de pression art\u00e9rielle, d&rsquo;\u00e9lectrodes ou d&rsquo;interf\u00e9rences. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;interpr\u00e9tation doit \u00eatre prudente.<\/p><h3>Que dois-je demander avant de me faire op\u00e9rer ?<\/h3><p>Demandez si votre chirurgie pr\u00e9sente un risque neurologique, si un monitorage sera utilis\u00e9, quelles voies seront surveill\u00e9es, qui interpr\u00e9tera les signaux et comment l&rsquo;\u00e9quipe r\u00e9agira en cas d&rsquo;alerte.<\/p><p> <\/p><h2>Glossaire<\/h2><ul><li>Monitorage neurophysiologique perop\u00e9ratoire : enregistrement de la fonction du syst\u00e8me nerveux pendant une chirurgie.<\/li><li>IONM : acronyme anglais de intraoperative neurophysiological monitoring.<\/li><li>Potentiels \u00e9voqu\u00e9s moteurs : technique qui \u00e9value la voie motrice du cerveau jusqu&rsquo;aux muscles.<\/li><li>Potentiels \u00e9voqu\u00e9s somatosensoriels : technique qui \u00e9value les voies sensitives.<\/li><li>\u00c9lectromyographie : enregistrement de l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9lectrique musculaire li\u00e9e aux nerfs ou aux racines.<\/li><li>Racine nerveuse : structure qui sort de la moelle ou du sac dural vers les bras, le tronc ou les jambes.<\/li><li>Moelle \u00e9pini\u00e8re : voie principale de communication entre le cerveau et le corps.<\/li><li>Alerte perop\u00e9ratoire : changement significatif d&rsquo;un signal qui oblige l&rsquo;\u00e9quipe \u00e0 revoir la situation.<\/li><li>Monitorage multimodal : combinaison de plusieurs techniques neurophysiologiques au cours d&rsquo;une m\u00eame chirurgie.<\/li><\/ul><p> <\/p><h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2><ul><li>StatPearls. Intraoperative Neurophysiological Monitoring. 2023. https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/books\/NBK563203\/<\/li><li>Zanin L, Broglio L, Panciani PP, et al. Intraoperative Neurophysiological Monitoring in Contemporary Spinal Surgery: A Systematic Review of Clinical Outcomes and Cost-Effectiveness. Brain Sciences. 2025. https:\/\/www.mdpi.com\/2076-3425\/15\/7\/768<\/li><li>Fehlings MG, et al. A Clinical Practice Guideline for Prevention, Diagnosis and Management of Intraoperative Spinal Cord Injury. Global Spine Journal. 2024. https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/38526921\/<\/li><li>British Association of Spine Surgeons. Clinical Management Update: Intraoperative Neuromonitoring. 2021. https:\/\/spinesurgeons.ac.uk\/News\/10059587<\/li><li>Wilent WB, Ndege MR, Doan A. The future of intraoperative neuromonitoring in spinal surgery. NASS Journal. 2025. https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/pii\/S2666548425001970<\/li><li>Lenke LG, Fano AN, Iyer RR, et al. Development of consensus-based best practice guidelines for response to intraoperative neuromonitoring events in high-risk spinal deformity surgery. Spine Deformity. 2022. https:\/\/doi.org\/10.1007\/s43390-022-00485-w<\/li><li>Vitale MG, et al. Best Practices in Intraoperative Neuromonitoring in Spine Deformity Surgery. Spine Deformity. 2014. https:\/\/www.sciencedirect.com\/science\/article\/abs\/pii\/S2212134X14000768<\/li><li>Ghatol D, et al. Intraoperative Neurophysiological Monitoring. NCBI Bookshelf. 2023. https:\/\/www.ncbi.nlm.nih.gov\/books\/NBK563203\/<\/li><li>Korean Neurological Association. Clinical practice guidelines for intraoperative neurophysiological monitoring. 2021. https:\/\/www.e-acn.org\/journal\/view.php?number=596<\/li><\/ul><p> <\/p><p>Ce contenu est \u00e9ducatif et ne remplace pas l&rsquo;<a href=\"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/demander-evaluation\/\">\u00e9valuation individuelle<\/a> par des professionnels de sant\u00e9. Les d\u00e9cisions concernant la chirurgie, l&rsquo;anesth\u00e9sie et le monitorage doivent \u00eatre adapt\u00e9es \u00e0 chaque patient, \u00e0 chaque pathologie et au type sp\u00e9cifique d&rsquo;intervention.<\/p><\/article>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":8208,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-8183","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog-neurochirurgie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8183","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8183"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8183\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8198,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8183\/revisions\/8198"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8208"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8183"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8183"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8183"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}