{"id":7933,"date":"2026-03-06T12:00:31","date_gmt":"2026-03-06T11:00:31","guid":{"rendered":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/sin-categoria\/syndrome-du-segment-adjacent-9-signes-que-la-douleur-apres-une-fusion-nest-plus-normale\/"},"modified":"2026-03-06T12:06:06","modified_gmt":"2026-03-06T11:06:06","slug":"syndrome-du-segment-adjacent-9-signes-que-la-douleur-apres-une-fusion-nest-plus-normale","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/blog-neurochirurgie\/syndrome-du-segment-adjacent-9-signes-que-la-douleur-apres-une-fusion-nest-plus-normale\/","title":{"rendered":"Syndrome du segment adjacent : 9 signes que la douleur apr\u00e8s une fusion n&rsquo;est plus \u00ab normale \u00bb"},"content":{"rendered":"\t\t<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"7933\" class=\"elementor elementor-7933 elementor-7916\" data-elementor-post-type=\"post\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-6c467bc e-con-full e-flex e-con e-parent\" data-id=\"6c467bc\" data-element_type=\"container\" data-e-type=\"container\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-4b0403a elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"4b0403a\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p>Apr\u00e8s une fusion cervicale ou lombaire, de nombreuses personnes s&rsquo;am\u00e9liorent nettement. Mais parfois, des mois ou des ann\u00e9es plus tard, une nouvelle douleur appara\u00eet, des fourmillements reviennent ou la marche devient \u00e0 nouveau difficile. Cela n&rsquo;a pas toujours la m\u00eame signification. Dans certains cas, le probl\u00e8me se situe au niveau adjacent \u00e0 la chirurgie pr\u00e9c\u00e9dente : on parle alors de syndrome du segment adjacent.<\/p><p>Le syndrome du segment adjacent n&rsquo;est pas simplement une \u00ab usure sans raison \u00bb et ne signifie pas que toute fusion se termine mal. Il d\u00e9signe le fait que le niveau au-dessus ou au-dessous d&rsquo;une fusion d\u00e9veloppe des modifications qui entra\u00eenent des sympt\u00f4mes r\u00e9els, tels que douleur radiculaire, claudication, faiblesse ou m\u00eame compression m\u00e9dullaire. Le d\u00e9fi consiste \u00e0 le distinguer d&rsquo;autres situations similaires, comme une pseudoarthrose, une r\u00e9cidive discale, une douleur sacro-iliaque ou une \u00e9volution postop\u00e9ratoire encore attendue.<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>Ce qu&rsquo;est et ce que n&rsquo;est pas le syndrome du segment adjacent<\/h2><p>Il convient d&rsquo;abord de pr\u00e9ciser un point important. Ce n&rsquo;est pas la m\u00eame chose d&rsquo;observer des changements sur une radiographie ou une IRM et d&rsquo;avoir une maladie symptomatique. De nombreuses personnes op\u00e9r\u00e9es d\u00e9veloppent une certaine d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence au niveau adjacent avec le temps et n&rsquo;ont pas n\u00e9cessairement besoin de traitement. On parle de syndrome du segment adjacent lorsque ces changements sont associ\u00e9s \u00e0 des sympt\u00f4mes et \u00e0 une limitation r\u00e9elle.<\/p><p>Il peut survenir au niveau cervical comme lombaire. Au niveau cervical, il se manifeste souvent par une douleur irradiant dans le bras, des fourmillements, une perte de force ou des signes de compression m\u00e9dullaire. En lombaire, les sympt\u00f4mes les plus typiques sont une douleur irradi\u00e9e vers la jambe, une sensation de lourdeur \u00e0 la marche, une douleur m\u00e9canique nouvelle ou une aggravation progressive de la fonction.<\/p><p>La cause ne d\u00e9pend pas d&rsquo;un seul facteur. Sont impliqu\u00e9s la biom\u00e9canique apr\u00e8s la fusion, l&rsquo;\u00e2ge, l&rsquo;\u00e9tat pr\u00e9existant des disques adjacents, l&rsquo;alignement de la colonne, la qualit\u00e9 osseuse, le nombre de niveaux op\u00e9r\u00e9s et, dans certains cas, des d\u00e9cisions techniques de l&rsquo;intervention initiale. C&rsquo;est pourquoi deux personnes ayant subi une chirurgie similaire peuvent avoir des \u00e9volutions tr\u00e8s diff\u00e9rentes.<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>9 signes pouvant le faire suspecter<\/h2><h3>1. Vous vous \u00eates am\u00e9lior\u00e9 apr\u00e8s la chirurgie et, des mois ou des ann\u00e9es plus tard, une douleur diff\u00e9rente est apparue<\/h3><p>Un des signes les plus fr\u00e9quents est d&rsquo;avoir eu une p\u00e9riode raisonnablement bonne puis de ressentir une nouvelle douleur. Elle n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;\u00eatre insupportable, mais elle est diff\u00e9rente de celle de la r\u00e9cup\u00e9ration habituelle.<\/p><h3>2. La douleur se d\u00e9place vers le bras ou la jambe selon un sch\u00e9ma nerveux<\/h3><p>Si la douleur descend le long d&rsquo;un bras ou d&rsquo;une jambe, accompagn\u00e9e de fourmillements, de sensations \u00e9lectriques, d&rsquo;engourdissement ou d&rsquo;une perte de force, il faut penser \u00e0 une compression radiculaire au niveau adjacent.<\/p><h3>3. La marche devient difficile et s&rsquo;asseoir soulage<\/h3><p>En lombaire, lorsqu&rsquo;appara\u00eet une claudication neurog\u00e8ne, de nombreuses personnes rapportent qu&rsquo;elles ne peuvent marcher que sur une certaine distance et doivent s&rsquo;arr\u00eater ou s&rsquo;asseoir pour pouvoir continuer.<\/p><h3>4. Le cou ou le dos redeviennent \u00ab rigides \u00bb mais pas seulement \u00e0 cause de la fusion pr\u00e9c\u00e9dente<\/h3><p>La raideur isol\u00e9e peut faire partie de l&rsquo;\u00e9volution attendue, mais lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;accompagne d&rsquo;une douleur progressive, d&rsquo;une perte de fonction ou de sympt\u00f4mes neurologiques, elle m\u00e9rite une r\u00e9\u00e9valuation.<\/p><h3>5. Apparition de maladresse dans les mains, d&rsquo;un \u00e9quilibre alt\u00e9r\u00e9 ou d&rsquo;une d\u00e9marche instable<\/h3><p>Cela est particuli\u00e8rement important au niveau cervical. Cela peut sugg\u00e9rer une my\u00e9lopathie, c&rsquo;est-\u00e0-dire une atteinte de la moelle, et ne doit pas \u00eatre banalis\u00e9.<\/p><h3>6. La douleur ne correspond plus au calendrier typique de r\u00e9cup\u00e9ration<\/h3><p>Apr\u00e8s une fusion, il est normal d&rsquo;avoir des g\u00eanes pendant des semaines ou des mois. Le signal d&rsquo;alarme est lorsque le sch\u00e9ma change, se stabilise ou s&rsquo;aggrave nettement sans explication simple.<\/p><h3>7. La posture se d\u00e9t\u00e9riore ou il devient plus difficile de rester droit<\/h3><p>En lombaire, un mauvais alignement ou une surcharge des niveaux adjacents peut rendre de plus en plus difficile le fait de rester debout longtemps.<\/p><h3>8. Les examens ant\u00e9rieurs \u00ab \u00e9taient bons \u00bb, mais la fonction continue de se d\u00e9grader<\/h3><p>Parfois, une IRM ancienne ou une radiographie isol\u00e9e n&rsquo;explique pas totalement la situation. Lorsque la fonction se d\u00e9t\u00e9riore, il faut recorr\u00e9ler sympt\u00f4mes, examen clinique et imagerie actualis\u00e9e.<\/p><h3>9. On vous a dit que c&rsquo;est \u00ab normal \u00e0 cause de la chirurgie \u00bb mais l&rsquo;impact r\u00e9el augmente<\/h3><p>Tout le contenu douloureux tardif postop\u00e9ratoire n&rsquo;est pas forc\u00e9ment normal. Si cela affecte le sommeil, le travail, la marche ou les t\u00e2ches de base, il convient de revoir le cas avec du contexte et pas seulement une phrase rassurante.<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>Comment le diagnostiquer de mani\u00e8re raisonnable<\/h2><p>Le diagnostic ne devrait pas \u00eatre pos\u00e9 uniquement sur une IRM ni seulement sur ce que ressent le patient. La cl\u00e9 est de combiner l&rsquo;anamn\u00e8se, l&rsquo;examen neurologique et l&rsquo;imagerie. Il s&rsquo;agit de r\u00e9pondre \u00e0 trois questions : quels sont les sympt\u00f4mes, \u00e0 quel niveau peuvent-ils prendre origine, et si ce niveau est adjacent \u00e0 la fusion pr\u00e9c\u00e9dente.<\/p><p>L&rsquo;imagerie par r\u00e9sonance magn\u00e9tique (IRM) est souvent l&rsquo;examen le plus utile en cas de douleur irradi\u00e9e, de suspicion de st\u00e9nose, de radiculopathie ou de compression m\u00e9dullaire. Des radiographies dynamiques peuvent aider si l&rsquo;on suspecte une instabilit\u00e9. Le scanner (TDM) est particuli\u00e8rement utile lorsqu&rsquo;il faut aussi v\u00e9rifier l&rsquo;\u00e9tat de la fusion pr\u00e9c\u00e9dente, le mat\u00e9riel implant\u00e9 ou l&rsquo;alignement osseux.<\/p><p>Il est \u00e9galement important de ne pas tomber dans des diagnostics automatiques. Un patient douloureux apr\u00e8s une fusion peut pr\u00e9senter une pseudoarthrose, une douleur facettaire, une douleur sacro-iliaque, une hernie r\u00e9currente ou m\u00eame une cause non rachidienne. Le meilleur diagnostic est celui qui explique \u00e0 la fois la clinique, l&rsquo;examen et l&rsquo;imagerie, pas celui qui semble le plus spectaculaire.<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>Alternatives non chirurgicales<\/h2><p>Tous les cas ne se terminent pas par une nouvelle op\u00e9ration. S&rsquo;il n&rsquo;y a pas de d\u00e9ficit neurologique progressif ni d&rsquo;instabilit\u00e9 importante, il est souvent raisonnable de commencer par des options conservatrices. L&rsquo;objectif est de r\u00e9duire la douleur, de retrouver de la fonction et de gagner du temps pour observer l&rsquo;\u00e9volution r\u00e9elle.<\/p><p>Les mesures les plus fr\u00e9quentes incluent l&rsquo;\u00e9ducation, une activit\u00e9 adapt\u00e9e, une physioth\u00e9rapie cibl\u00e9e, une analgesie prudente et, dans des cas s\u00e9lectionn\u00e9s, des infiltrations ou des techniques interventionnelles sur les facettes ou les racines. Pour certains profils, surtout si la douleur est mixte et qu&rsquo;il n&rsquo;y a ni d\u00e9formation ni instabilit\u00e9 marqu\u00e9e, cela peut suffire \u00e0 contr\u00f4ler les sympt\u00f4mes.<\/p><p>Il convient d&rsquo;avoir des attentes r\u00e9alistes. Le traitement conservateur ne \u00ab d\u00e9fusionne \u00bb pas la colonne ni ne corrige une compression grave, mais il peut am\u00e9liorer significativement la qualit\u00e9 de vie dans les cas mod\u00e9r\u00e9s ou aider \u00e0 d\u00e9cider plus calmement si la chirurgie est justifi\u00e9e.<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>Quand envisager une chirurgie<\/h2><p>La chirurgie entre g\u00e9n\u00e9ralement en consid\u00e9ration lorsque les mesures conservatrices bien conduites \u00e9chouent, lorsqu&rsquo;il existe un d\u00e9ficit neurologique progressif, ou en cas d&rsquo;instabilit\u00e9, de d\u00e9formation ou de compression significative des racines ou de la moelle.<\/p><p>Il n&rsquo;existe pas une seule chirurgie valable pour tous les cas. Parfois, une d\u00e9compression focale suffit si le probl\u00e8me principal est une compression nerveuse et que la colonne est stable. Dans d&rsquo;autres situations, il peut \u00eatre n\u00e9cessaire d&rsquo;\u00e9tendre la fusion, de corriger l&rsquo;alignement ou de combiner d\u00e9compression et nouvelle instrumentation. Pour des profils s\u00e9lectionn\u00e9s, certaines techniques de pr\u00e9servation du mouvement ou des approches mini-invasives peuvent \u00eatre une option, mais elles d\u00e9pendent fortement du contexte anatomique et de l&rsquo;intervention pr\u00e9alable.<\/p><p>La question importante n&rsquo;est pas \u00ab peut-on m&rsquo;op\u00e9rer ? \u00bb, mais \u00ab quel objectif concret cette chirurgie poursuit-elle ? \u00bb. D\u00e9comprimer une racine, stabiliser un segment, corriger une d\u00e9salignement ou revoir une d\u00e9faillance m\u00e9canique sont des sc\u00e9narios diff\u00e9rents, avec des risques et des r\u00e9cup\u00e9rations distinctes.<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>B\u00e9n\u00e9fices et risques r\u00e9els du traitement<\/h2><h3>B\u00e9n\u00e9fices attendus<\/h3><p>Lorsque l&rsquo;indication est correcte, les b\u00e9n\u00e9fices les plus probables sont le soulagement de la douleur radiculaire, l&rsquo;am\u00e9lioration de la marche, la r\u00e9duction de la claudication, la r\u00e9cup\u00e9ration de la force ou le freinage du d\u00e9clin neurologique. Dans certains cas, la posture fonctionnelle et la tol\u00e9rance \u00e0 la station debout s&rsquo;am\u00e9liorent aussi.<\/p><h3>Risques et effets ind\u00e9sirables<\/h3><p>Le traitement conservateur peut ne pas \u00eatre suffisant. Les infiltrations peuvent soulager temporairement et ne changent pas toujours l&rsquo;histoire naturelle. La chirurgie, quant \u00e0 elle, peut comporter un risque d&rsquo;infection, de saignement, de l\u00e9sion nerveuse, de fuite de liquide c\u00e9r\u00e9bro-spinal, de thrombose, de d\u00e9faillance du mat\u00e9riel, de non-union et de n\u00e9cessit\u00e9 de nouvelles r\u00e9visions.<\/p><p>De plus, une reprise chirurgicale n&rsquo;est pas l&rsquo;\u00e9quivalent d&rsquo;un \u00ab recommencement \u00bb. Elle est souvent plus exigeante que la chirurgie primaire et n\u00e9cessite une planification particuli\u00e8rement soign\u00e9e. Cela ne signifie pas pour autant qu&rsquo;elle est vou\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec, mais que le rapport b\u00e9n\u00e9fice\/risque doit \u00eatre clairement expliqu\u00e9.<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>Crit\u00e8res pour orientation sp\u00e9cialis\u00e9e<\/h2><p>Il est recommand\u00e9 de demander une \u00e9valuation sp\u00e9cialis\u00e9e si appara\u00eet une douleur radiculaire handicapante apr\u00e8s une fusion, si la marche devient de plus en plus difficile, s&rsquo;il y a une faiblesse progressive, si des fourmillements persistants r\u00e9apparaissent ou s&rsquo;il existe un changement net compar\u00e9 \u00e0 l&rsquo;am\u00e9lioration initiale.<\/p><p>L&rsquo;orientation devrait \u00eatre plus rapide en cas de suspicion de my\u00e9lopathie cervicale, de signes d&rsquo;instabilit\u00e9, de douleur s\u00e9v\u00e8re avec d\u00e9gradation fonctionnelle rapide ou de doutes raisonnables sur l&rsquo;origine (segment adjacent, fusion pr\u00e9c\u00e9dente ou autre source de douleur).<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>D\u00e9lais de r\u00e9cup\u00e9ration r\u00e9alistes<\/h2><p>Il n&rsquo;y a pas de calendrier unique. Si la prise en charge est conservatrice, une partie de l&rsquo;am\u00e9lioration peut \u00eatre observ\u00e9e en 6 \u00e0 12 semaines, \u00e0 condition que le plan soit bien cibl\u00e9. Apr\u00e8s une chirurgie de reprise ou une extension de fusion, la r\u00e9cup\u00e9ration d\u00e9pend du niveau trait\u00e9, du fait qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une simple d\u00e9compression ou d&rsquo;une instrumentation, de la qualit\u00e9 osseuse et de l&rsquo;\u00e9tat de sant\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral.<\/p><p>De mani\u00e8re tr\u00e8s indicative, les t\u00e2ches l\u00e9g\u00e8res peuvent \u00eatre reprises en quelques semaines apr\u00e8s des proc\u00e9dures limit\u00e9es. Le retour \u00e0 un travail s\u00e9dentaire peut prendre plusieurs semaines. Si la chirurgie est plus \u00e9tendue ou exige physiquement, les d\u00e9lais peuvent s&rsquo;\u00e9tendre sur plusieurs mois. Il est plus honn\u00eate de parler en plages temporelles plut\u00f4t qu&rsquo;en dates miracles.<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>Quand se rendre aux urgences<\/h2><p>Il existe des sympt\u00f4mes qui ne devraient pas attendre un rendez-vous ordinaire. En lombaire, on retient la r\u00e9tention urinaire, une nouvelle incontinence, l&rsquo;anesth\u00e9sie en selle et une faiblesse rapidement progressive des membres inf\u00e9rieurs. En colonne cervicale, sont particuli\u00e8rement pr\u00e9occupants la perte rapide de force, l&rsquo;aggravation de la marche, une maladresse marqu\u00e9e des mains ou des signes de compression m\u00e9dullaire.<\/p><p>Une fi\u00e8vre associ\u00e9e \u00e0 une douleur intense, une plaie op\u00e9ratoire inflamm\u00e9e ou une douleur accompagn\u00e9e d&rsquo;une d\u00e9t\u00e9rioration g\u00e9n\u00e9rale exigent \u00e9galement une prise en charge urgente, car elles imposent d&rsquo;exclure une infection ou d&rsquo;autres complications.<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>M\u00e9rites et r\u00e9alit\u00e9s<\/h2><h3>Mythe : si de l&rsquo;usure appara\u00eet au niveau adjacent, j&rsquo;aurai forc\u00e9ment des sympt\u00f4mes<\/h3><p>R\u00e9alit\u00e9 : non. Il existe des anomalies radiologiques qui ne provoquent jamais de probl\u00e8mes cliniques significatifs.<\/p><h3>Mythe : si mon dos ou mon cou recommence \u00e0 me faire mal, c&rsquo;est que la fusion \u00ab a rat\u00e9 \u00bb<\/h3><p>R\u00e9alit\u00e9 : cela peut \u00eatre d\u00fb \u00e0 plusieurs causes, dont le segment adjacent, mais aussi d&rsquo;autres sources m\u00e9caniques ou neurologiques.<\/p><h3>Mythe : une nouvelle op\u00e9ration sera toujours pire que la premi\u00e8re<\/h3><p>R\u00e9alit\u00e9 : une reprise peut \u00eatre plus complexe, mais si elle corrige la cause r\u00e9elle elle peut apporter une am\u00e9lioration importante.<\/p><h3>Mythe : les techniques mini-invasives conviennent \u00e0 tous les cas<\/h3><p>R\u00e9alit\u00e9 : elles aident dans des profils bien s\u00e9lectionn\u00e9s, mais ne remplacent pas le jugement clinique ni la n\u00e9cessit\u00e9 de stabiliser lorsqu&rsquo;il le faut.<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>Questions fr\u00e9quentes<\/h2><h3>Peut-il appara\u00eetre des ann\u00e9es apr\u00e8s la chirurgie ?<\/h3><p>Oui. Il peut survenir des mois apr\u00e8s, mais aussi plusieurs ann\u00e9es plus tard. Le d\u00e9lai exact varie beaucoup d&rsquo;une personne \u00e0 l&rsquo;autre.<\/p><h3>Cela signifie-t-il que la premi\u00e8re op\u00e9ration \u00e9tait une erreur ?<\/h3><p>Pas n\u00e9cessairement. Parfois cela fait partie de l&rsquo;\u00e9volution biom\u00e9canique et de l&rsquo;\u00e9tat pr\u00e9existant de la colonne, et non d&rsquo;une faute technique isol\u00e9e.<\/p><h3>Faut-il toujours une nouvelle fusion ?<\/h3><p>Non. Cela d\u00e9pend de l&rsquo;existence d&rsquo;une instabilit\u00e9, d&rsquo;une d\u00e9formation, d&rsquo;une compression neurologique et de la r\u00e9ponse aux options conservatrices.<\/p><h3>L&rsquo;IRM le confirme-t-elle \u00e0 elle seule ?<\/h3><p>Non. L&rsquo;imagerie aide beaucoup, mais doit \u00eatre corr\u00e9l\u00e9e aux sympt\u00f4mes et \u00e0 l&rsquo;examen clinique.<\/p><h3>Puis-je faire de l&rsquo;exercice si l&rsquo;on me le suspecte ?<\/h3><p>Dans de nombreux cas oui, avec adaptation et encadrement professionnel. Mais s&rsquo;il y a une faiblesse progressive ou des signes de compression m\u00e9dullaire ou de la cauda equina, la priorit\u00e9 est une \u00e9valuation urgente.<\/p><h3>Peut-on compl\u00e8tement pr\u00e9venir ce probl\u00e8me ?<\/h3><p>Pas toujours. On peut r\u00e9duire les risques avec une bonne indication chirurgicale, une correction raisonnable de l&rsquo;alignement, une bonne sant\u00e9 osseuse et un suivi adapt\u00e9.<\/p><h3>L&rsquo;arthroplastie \u00e9vite-t-elle compl\u00e8tement ce probl\u00e8me ?<\/h3><p>Pas compl\u00e8tement. Elle peut r\u00e9duire certains risques chez des profils s\u00e9lectionn\u00e9s, mais ce n&rsquo;est pas une garantie absolue et elle ne convient pas \u00e0 tous les patients.<\/p><p>\u00a0<\/p><h2>Glossaire<\/h2><ul><li><strong>Fusion vert\u00e9brale<\/strong> : chirurgie qui unit deux vert\u00e8bres ou plus pour \u00e9liminer un mouvement douloureux ou instable.<\/li><li><strong>Segment adjacent<\/strong> : niveau situ\u00e9 juste au-dessus ou au-dessous d&rsquo;une intervention chirurgicale pr\u00e9c\u00e9dente.<\/li><li><strong>Radiculopathie<\/strong> : douleur, fourmillements ou faiblesse dus \u00e0 l&rsquo;irritation d&rsquo;une racine nerveuse.<\/li><li><strong>My\u00e9lopathie<\/strong> : atteinte de la moelle \u00e9pini\u00e8re, souvent associ\u00e9e \u00e0 de la maladresse, un mauvais \u00e9quilibre ou une faiblesse.<\/li><li><strong>Claudication neurig\u00e8ne<\/strong> : douleur ou sensation de lourdeur \u00e0 la marche par compression nerveuse, qui s&rsquo;am\u00e9liore g\u00e9n\u00e9ralement en position assise.<\/li><li><strong>Pseudoarthrose<\/strong> : absence de consolidation osseuse apr\u00e8s une fusion.<\/li><li><strong>D\u00e9compression<\/strong> : chirurgie visant \u00e0 donner plus d&rsquo;espace aux nerfs ou \u00e0 la moelle.<\/li><\/ul><p>\u00a0<\/p><h2>R\u00e9f\u00e9rences<\/h2><ol><li>Complex Spine Institute. <em>Fusi\u00f3n lateral extrema XLIF<\/em>.<br \/><a href=\"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/traitements\/fusion-laterale-extreme-xlif\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow sponsored noopener\">Voir la r\u00e9f\u00e9rence<\/a><\/li><li>Complex Spine Institute. <em>Fusi\u00f3n oblicua lateral OLIF<\/em>.<br \/><a href=\"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/complex-spine-institute\/fr\/traitements\/fusion-laterale-oblique-olif\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow sponsored noopener\">Voir la r\u00e9f\u00e9rence<\/a><\/li><li>Huang X et al. <em>Risk factors and treatment strategies for adjacent segment disease following spinal fusion<\/em>. 2024.<br \/><a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/39575466\/?utm_source=chatgpt.com\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow sponsored noopener\">Voir la r\u00e9f\u00e9rence<\/a><\/li><li>Zhu Q et al. <em>Incidence of Adjacent Segment Degeneration and Its Associated Risk Factors Following ACDF: A Meta-Analysis<\/em>. 2024.<br \/><a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/38103684\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow sponsored noopener\">Voir la r\u00e9f\u00e9rence<\/a><\/li><li>Wang N et al. <em>Safety and clinical efficacy of endoscopic procedures for the treatment of adjacent segmental disease after lumbar fusion<\/em>. 2023.<br \/><a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/36745653\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow sponsored noopener\">Voir la r\u00e9f\u00e9rence<\/a><\/li><li>Zavras AG et al. <em>Effect of device constraint: a comparative network meta-analysis of ACDF and cervical disc arthroplasty<\/em>. 2024.<br \/><a href=\"https:\/\/pubmed.ncbi.nlm.nih.gov\/38843960\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow sponsored noopener\">Voir la r\u00e9f\u00e9rence<\/a><\/li><li>American Association of Neurological Surgeons. <em>Cauda Equina Syndrome<\/em>.<br \/><a href=\"https:\/\/www.aans.org\/patients\/conditions-treatments\/cauda-equina-syndrome\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow sponsored noopener\">Voir la r\u00e9f\u00e9rence<\/a><\/li><li>American College of Radiology. <em>Appropriateness Criteria: Low Back Pain<\/em>, con apartado espec\u00edfico para sospecha de cauda equina y antecedentes de cirug\u00eda lumbar con s\u00edntomas nuevos o progresivos.<br \/><a href=\"https:\/\/acsearch.acr.org\/docs\/69483\/narrative\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow sponsored noopener\">Voir la r\u00e9f\u00e9rence<\/a><\/li><li>NICE CKS. <em>Neck pain &#8211; cervical radiculopathy: management<\/em>, con recomendaci\u00f3n de derivaci\u00f3n urgente ante banderas rojas.<br \/><a href=\"https:\/\/cks.nice.org.uk\/topics\/neck-pain-cervical-radiculopathy\/management\/management\/\" target=\"_blank\" rel=\"nofollow sponsored noopener\">Voir la r\u00e9f\u00e9rence<\/a><\/li><\/ol><p>\u00a0<\/p><p>Ce contenu a un but \u00e9ducatif et ne remplace pas une \u00e9valuation m\u00e9dicale individuelle. Si vous avez des sympt\u00f4mes neurologiques progressifs, des troubles des sphincters, de la fi\u00e8vre ou une aggravation rapide, consultez d&rsquo;urgence.<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t","protected":false},"excerpt":{"rendered":"","protected":false},"author":1,"featured_media":5580,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[20],"tags":[],"class_list":["post-7933","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-blog-neurochirurgie"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7933","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7933"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7933\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/5580"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7933"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7933"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/complexspineinstitute.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7933"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}